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4 août 2021
HAITI

Deux journées réussies pour Ricardo BOUCHER avec  » Libète nan pwezi »

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L’activité « Libète nan pwezi » de Ricardo BOUCHER s’est déroulée comme prévu les 03 et 04 mai 2021 en plein coeur de la capitale. Ce fut deux journées d’activités artistiques auxquelles bon nombres de personnes ont pris part.

L’événement poétique qu’avait annoncé le poète Ricardo BOUCHER a tenu ses promesses, malgré les tensions qu’a connues le centre ville. Il s’est déroulé sur deux journées.

Pendant la première journée, les participants ont eu droit à un atelier de poésie à Place Jean Jacques Dessalines au Champ de Mars, où il y avait trois intervenants. D’abord, Louis Bernard HENRY avait intervenu sur le thème  » Histoire et Poésie ». Ensuite, Wasly SIMON s’est entrenu sous le thème « Pwezi kòm zak politik ». Enfin, Ricardo avait intervenu sous le thème « Poésie comme outils d’éducation populaire ».

La deuxième journée était réservée à la marche-poésie baptisée « Libète nan pwezi », comme pour indiquer le thème de ce moment artistique lui-même. Il était 5:53 PM, nous pouvions remarquer à Place Jérémie certains jeunes hissant des pancardes sur lesquelles sont inscrits des extraits de poème, d’autres portant des T-shirt avec le slogan de la marche » Le Peuple, la Poésie, la Révolution ». Ils brandissaient les pancardes et répétaient incessamment leur formule.

Pour faire sortir la poésie de ses traditionnelles zones de confort à savoir les salons, les centres culturels, nous les avions entendus scander tout au cours de la marche  » La poésie moderne ne chante plus, elle rampe ».

À chaque fois qu’ils s’étaient retrouvés devant une institution publique, ils disaient des morceaux de poème.

« Le Peuple, La Poésie, La Révolution », c’est l’engagement que doit assumer la poésie face à des dérives causées ou orchestrées par certaines personnes dans la société, avaient laissé entendre certains participants. L’État est donc leur principal cible.

Arrivé à l’Avenue Christophe au niveau de « Kafou Tifou », après une récitale de poème, la foule se dirige vers Champ de Mars avec leur slogan, leur motivation mais aussi leur espoir.

Alors qu’ils se rendaient à Place Carl Brouard, ils se sont arrêtés près de l’Ambassade de France où ils ont continué à brandir leurs pancardes, réciter des poèmes, comme s’ils voulaient délivrer un message spécial.

Destination « Place Carl Brouard, pour terminer la marche mais aussi pour boucler l’événement « Libète nan pwezi » dans l’ensemble. 6:55 PM, ils se trouvaient sur la place. Comme ils le faisaient tout au long de la marche, certains se sont proposés pour dire des vers du poète Carl Brouard, comme s’ils voulaient rappeler aux jeunes qui jouaient au basketball, aux marchands aux aspectateurs, et aux passant que Carl Brouard était beaucoup plus qu’un nom.

Et l’atelier et la marche-poésie qui ont été administrés par Maxi Lesly n’ont été supportés que par Fokal, avait précisé Ricardo BOUCHER qui se dit satisfait de la réussite de ces deux jours.

Libète nan pwezi n’est pas un festival, répond Ricardo à la question de savoir si nous pouvions parler d’une première édition. C’est l’une des actions parmi tant d’autres que nous posons dans le pays, poursuit-il. Nous voudrions organiser des ateliers sur des places publiques tant à Port-au-prince que dans les villes de province, conclut-il.

« Pèp la, Pwezi a, Revolisyon an », à quoi pouvons-nous nous attendre quand la poésie cesse de chanter pour marcher ? Il n’est que d’attendre.

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