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31 juillet 2021
HAITI

Une grande première pour le Forum de l’environnement pour la jeunesse haïtienne

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AYITI takeover et ECI ont organisé samedi dernier dans la commune de Delmas, une première édition du « Forum sur l’environnement pour la jeunesse haïtienne ». Une occasion que ces deux organismes, travaillant dans le domaine de la gestion d’environnement, ont saisi pour motiver les jeunes sur leurs rôles face aux multiples problèmes auxquels ils sont exposés.

Ayiti take over Agency qui est une organisation qui se donne pour mission de promouvoir les activités des communautés diasporiques haïtiennes de concert avec Environnement C’est Intersectionnel (ECI) un organisme qui milite dans la protection de l’environnement ont organisé pour la première fois le  » Forum sur l’environnement pour la jeunesse Haïtienne » le samedi 15 mai 2021 à l’Institution Charles Darwin à Delmas 19 sur le thème: Nécessité d’une transformation environnementale en Haïti. Cette activité s’est déroulée en trois grands moments.

D’abord, Mr Rodney Casséus,étudiant finissant à IERAH, animateur culturel et directeur fondateur de Ayiti take over Agency a intervenu sur le thème: la potabilité de l’eau en Haïti. Il a profité pour faire le point sur la question de la gestion et l’accessibilté de l’eau. « Une gestion qui n’est pas des plus exemplaires, vu la façon qu’on gère les rivières, les sources etc » a-t-il insinué. Alors que l’État n’a pas une politique de l’environnement, nous assistons à une gestion catastrophique des ressources naturelles, a-t-il poursuivi.
Selon lui, le mieux à faire c’est de commencer par sensibiliser les jeunes sur la nécessité de protéger la nature.

Lourdemie Jean est une jeune haitianno-québécoise qui vit au Canada. Elle est la directrice de ECI. Voulant redéfinir le concept « environnement », elle a réagi sur le thème : La gouvernance de nos communautés et pays est une forme de gestion environnementale.

Elle a en effet plaidé pour une reconsidération de la gestion de l’environnement. Selon elle, l’un des facteurs importants dans la lutte pour la protection de l’environnement est le comportement des grandes puissances économiques. « Leurs libéralités, leurs désirs de conquête, sont des causes de la dégradation de notre écosystème » peut-on conclure des dires de Mme Jean.

Quelles sont les conséquences de ces mauvaises gestions des supers puissances? Quelles sont leurs poids sur les petits qui y sont exposés? Que devrait-on faire en conséquence? Ce sont les principales questions qui ont alimenté le débat.

« L’Afrique a la capacité de répondre à ces besoins mais, le vieux continent ne fait que payer les conséquences des mauvaises gestions dont il est l’objet », a laissé entendre l’intervenante. Sans pouvoir donner des réponses définitives, elle a fait un appel à la conscience collective des gens.

Selon la militante, tout doit passer par une prise de conscience de la jeunesse haïtienne. Elle en a profité pour plaider pour une éducation qui prend en compte la question de la gestion environnementale.

Pour clore la série de conférences, Daniel Saint-Louis a pris la parole pour parler du: « La plantation d’arbres, les enjeux du déboisement et de son initiative gardinay ». Il a pris le soin de montrer aux écoliers et écolières qui ont constitué son public combien il est important de planter et de gérer les arbres. « Kibò lapli a sòti timoun? », a-il demandé. « Anba tè a », répondu la salle en choeurs. Une réponse qui lui a fait progresser dans son intervention.

Il a invité les jeunes à planter des arbres et à en prendre soin.
« Nou dwe plante tout kalte pyebwa », leur a-t-il dit. Cette première partie de son intervention s’est conclue sur une exposition de quelque plantules afin d’élucider ses propos.

 » Kisa nou konnen sou lapin timoun » a demandé Monsieur Lapin avant d’évoquer les caractéristiques et les vertus de ce mammifère. Les élèves étaient étonnés lorsqu’ils ont appris que le lapin peut vivre jusqu’à 10 ans.
Pour la suite de la journée le public a eu droit à une exposition de certaines oeuvres artistiques pour la plupart faites de recyclage, des bouteilles, des sachets qui jonchaient les routes, les égouts, ont été utilisés dans la création des objets qui peuvent être utilisés n’importe où et par n’importe qui.

À la dernière partie, il y a eu une prestation de danse des élèves qui ont interprété une chorégraphie qui a suscité l’acclamation du public et Lourdemie Jean qui suivait l’intégralité de l’événement via zoom. Rodney Casséus a remercié l’assistance et Madame Jean.

« Je suis reconnaissant envers ECI, la seule structure qui nous a aidés. Elle nous a permis d’aller jusqu’au bout », a-t-il conclu.

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